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Note d’information n°35

Publiée le 29 janvier 2026

Clause de non-concurrence

La clause de non-concurrence prend effet après la fin du contrat de travail du salarié (à la date de fin de préavis ou dès le départ du salarié de l’entreprise). Elle a pour objectif de restreindre la possibilité pour ce dernier d’exercer des fonctions similaires au sein d’une entreprise concurrente ou de créer sa propre activité dans le même secteur. Elle peut être prévue au moment de la conclusion du contrat de travail ou plus tard via un avenant au contrat

Quels sont les critères de validité de la clause ?

Une clause de non-concurrence n’est licite que si elle est indispensable à la protection des intérêts de l’entreprise, limitée dans le temps et dans l’espace, prévoit une contrepartie financière pour le salarié et tient compte des spécificités de l’emploi du salarié. Ces conditions sont cumulatives. En cas de non-respect d’un de ces critères, la clause de non-concurrence n’est pas valable. L’application de la clause peut être limitée à certains cas de rupture (ex : démission ou licenciement).

1
Intérêt de l’entreprise

Comme la clause de non-concurrence apporte une restriction à la liberté individuelle du salarié, celle-ci ne se justifie que si elle est indispensable à la protection des intérêts de l’entreprise (ex : poste stratégique, en contact avec la clientèle, et/ou qui permet au salarié d’acquérir un savoir-faire spécifique).

2
Champ d’application

L’interdiction de concurrence doit être limitée dans le temps (durée d’application), dans l’espace (zone géographique) et doit mentionner la nature des activités visées. La clause ne doit pas avoir pour effet d’empêcher le salarié de trouver un emploi dans une autre entreprise.

3
Contrepartie financière

La contrepartie financière est due au salarié dès lors que la clause de non-concurrence est applicable, et ce, peu importe les causes de la rupture du contrat de travail (faute grave, démission, etc). La contrepartie doit être raisonnable. Si elle est dérisoire, cela équivaut à une absence de contrepartie financière et elle n’est donc pas valable.

L’indemnité est généralement proportionnelle au salaire de l’intéressé, ainsi qu’à la durée et à la portée de la clause de non-concurrence. Elle ne peut pas dépendre uniquement de la durée d’exécution du contrat de travail. Une majoration de 10 % au titre des congés payés doit être ajoutée.

Cette contrepartie peut prendre la forme soit d’un capital (sous la forme d’un versement unique), soit d’une rente (c’est-à-dire une prime versée périodiquement).

Dans quelles conditions peut-on renoncer à l’application de la clause ?

L’employeur peut renoncer à l’application de la clause de non-concurrence si cette faculté est prévue par la clause elle-même. A défaut, il faudra recueillir l’accord du salarié. Cette renonciation doit respecter les modalités prévues par la clause et être notifiée individuellement au salarié. Sans cela, elle ne pourra pas prendre effet. Cette renonciation libère l’employeur du versement de l’indemnité compensatrice. Le salarié peut s’engager auprès d’une entreprise concurrente.

Quid en cas de non-respect ?

La clause de non-concurrence est nulle si elle ne remplit pas les conditions précitées. Le salarié peut obtenir des dommages et intérêts au motif de l’entrave à sa liberté de travailler s’il prouve que l’application de la clause lui a causé un préjudice.En cas de non-versement de la contrepartie financière par l’employeur, le salarié est libéré de l’interdiction de concurrence et l’employeur ne peut pas exiger la cessation de l’activité concurrente. Le salarié pourra également prétendre au paiement dû pour la période pendant laquelle il a respecté l’interdiction de concurrence. L’employeur reste tenu de verser la contrepartie financière durant toute la période prévue par la clause de non-concurrence.

Si le salarié exerce une activité sans respecter les limites fixées par la clause, il viole son obligation de non-concurrence. Il perd le droit à l’indemnité compensatrice et il doit rembourser les sommes perçues à ce titre sauf celles correspondant à la période antérieure à la date à laquelle il a manqué à son obligation. C’est à l’ancien employeur d’apporter la preuve que le salarié ne respecte pas la clause de non-concurrence. Le salarié peut être condamné à réparer le préjudice subi par son ancien employeur et se voir interdire de poursuivre son activité par le juge. La responsabilité du nouvel employeur peut également être engagée s’il embauche le salarié qu’il sait lié par une clause de non-concurrence.

 

Nb : La convention collective applicable à l’entreprise peut fixer des conditions précises à respecter pour l’insertion d’une clause de non-concurrence dans le contrat de travail. Elle peut également s’appliquer directement si l’employeur informe le salarié de son existence lors de la signature du contrat.

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